
Penser par soi-même à l’âge de l’IA
L’IA d’accord, mais ton cerveau d’abord !
Faut-il interdire l’Intelligence Artificielle aux élèves ?
Cet atelier sur l’intelligence artificielle, destiné aux élèves de collège et de lycée, part d’une question devenue incontournable : faut-il interdire l’IA aux élèves ?
Pourquoi passer vingt minutes à chercher une idée lorsqu’une intelligence artificielle peut vous en proposer dix en quelques secondes ? Pourquoi construire un plan ou chercher la solution d’un problème lorsqu’elle peut s’en charger ?
L’IA est là. Les élèves l’utilisent et continueront à l’utiliser. Plutôt que de chercher à l’interdire, une autre question paraît donc beaucoup plus intéressante :
Qu’est-ce que nos élèves doivent continuer à savoir faire eux-mêmes
lorsque l’IA peut le faire pour eux ?
C’est de cette question qu’est né « Penser par soi-même à l’âge de l’IA », un atelier IA destiné aux élèves de la 6e à la Terminale.

Intelligence artificielle et élèves : le problème est-il vraiment l’IA ?
L’intelligence artificielle peut expliquer, traduire, résumer, confronter des idées, ouvrir une piste ou proposer un contre-argument. Formidable.
Mais elle peut aussi rédiger un devoir que l’élève n’aurait pas su écrire, fournir des idées qu’il n’a pas cherchées, résoudre un problème sur lequel il n’a pas buté ou donner l’impression d’avoir compris quelque chose qu’il s’est simplement contenté de lire.
Or chercher, hésiter, se tromper, recommencer, faire des liens, imaginer et choisir ne sont pas du temps perdu avant d’arriver à la réponse : c’est précisément ici que se situe l’apprentissage.
Une bonne réponse ne prouve pas qu’on a appris
Un élève peut aujourd’hui rendre un travail impeccable, bien construit et argumenté sans avoir réellement accompli le travail intellectuel qui lui permet de progresser.
Le résultat est là. Mais le chemin ? C’est précisément ce chemin que l’atelier remet au centre.
Et plutôt que d’expliquer aux élèves les dangers de l’IA, nous allons les leur faire expérimenter.
Une image observée quelques secondes leur montre que leur propre cerveau peut les tromper. Ils distinguent ce qu’ils savent de ce qu’ils croient savoir. Ils cherchent onze idées quand les cinq premières viennent facilement. Ils suivent de magnifiques fausses pistes, se trompent, recommencent…
Puis seulement, l’IA entre en scène.
Que fait-elle mieux ? Plus vite ? Et surtout, qu’est-ce que sa réponse immédiate nous aurait évité de faire ?
À ma place… ou avec moi ?
C’est là que l’atelier change de perspective. Car utiliser l’IA pour faire à sa place n’est pas la même chose que l’utiliser pour aller plus loin.
Les élèves construisent un raisonnement avant de demander à l’IA de le contredire. Ils vérifient une information plutôt que de la croire. Ils comparent plusieurs propositions, choisissent, éliminent, transforment et justifient leurs décisions.
Le principe devient :
HUMAIN → IA → HUMAIN
Je cherche. Je confronte. Je reprends la main.
L’IA n’est plus seulement un distributeur de réponses. Elle devient un outil pour questionner, explorer et enrichir une réflexion qui a déjà commencé.
Un atelier IA fondé sur l’expérimentation
C’est le principe pédagogique de l’atelier.
Je pourrais expliquer aux élèves qu’il faut observer, imaginer, douter, persévérer, faire des liens, exercer son jugement ou rester curieux.
Je préfère les placer dans des situations où ils vont devoir le faire.
Les conclusions ne leur sont donc pas données à l’avance : ils les découvrent par l’expérience.
Et, au bout du compte, une question revient toujours :
Est-ce que l’IA travaille à ma place… ou avec moi ?
Un atelier IA pour collège et lycée : deux formats
Parcours complet – 2 × 2 heures
Le format de référence. Une première séance pour expérimenter, questionner et comprendre ; une seconde pour apprendre à utiliser l’IA autrement et construire de nouveaux réflexes.
Atelier découverte – 1 × 2 heures
Une formule autonome et très rythmée, construite autour des expériences les plus marquantes du parcours.
> Les contenus et les situations sont adaptés à l’âge des élèves, de la 6e à la Terminale.
Qui anime l’atelier ?
Philippe Monnier, écrivain, éditeur et formateur enseigne la communication et le marketing au lycée, anime des ateliers d’écriture créative et édite des ouvrages sur les difficultés d’apprentissage.
Depuis plusieurs années, Philippe Monnier intervient auprès d’enfants et d’adolescents dans le cadre d’ateliers d’écriture, de créativité et de projets pédagogiques, du collège au lycée, notamment auprès de publics SEGPA et dans le cadre de dispositifs CLAS.
L’IA d’accord, mais ton cerveau d’abord.
Pour résumer, l’objectif n’est pas d’apprendre aux élèves à moins utiliser l’intelligence artificielle, mais à continuer de penser par eux-mêmes lorsqu’ils l’utilisent. Car demain, obtenir une réponse sera probablement de plus en plus facile.
Savoir la questionner, la vérifier, la choisir ou la rejeter restera une affaire d’intelligence, mais Humaine, pour le coup !
Ces ateliers s’adressent à tous les élèves des collèges et lycées d’Alsace ou départements limitrophes.
- De la 6e à la Terminale
- 1 × 2 h ou 2 × 2 h
- Éditions La Californie
- Ateliers pouvant être financés via le pass culture – part collective, GIP-Acmisa, région…

